La 3e édition du concours du Hadith Nabawi Acharif, organisée par la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, s’est clôturée dimanche à Rabat, avec la remise des prix aux lauréats des trois catégories de la compétition.
Cette édition a connu la participation de 123 candidats, hommes et femmes, issus de 48 pays africains, qui ont concouru dans les catégories de la mémorisation, la compréhension et la maîtrise du Hadith.
Ainsi, Bintirago Chima Amin Lawrence, de la République du Burundi, a remporté le premier prix dans la catégorie «Mémorisation de quarante hadiths relatifs aux signes de la prophétie», suivi d’Isaac Samson Abd de la République du Malawi, et d’Akram Mohamed Nour Saleh de la République du Soudan, respectivement deuxième et troisième, tandis que le prix d’encouragement est revenu à Safia Carmen, d’Afrique du Sud.
Dans la catégorie «Mémorisation de trente hadiths consacrés aux qualités et aux traits du Prophète, accompagnée de l’explication des termes difficiles», le premier prix a été attribué à Assim Ahmed, des Comores, suivi de Mohamed Adam, du Tchad, et de Chaimae Abdellah Saleh, du Soudan, alors que le prix d’encouragement est revenu à Moudathir Manira Gaba, du Rwanda.
Quant à la catégorie «Mémorisation de trente hadiths relatifs aux spécificités prophétiques et la maîtrise de certaines règles de la terminologie du hadith», le premier prix a été remporté par Zaid Ahmed Nour, du Tchad, suivi d’Abderrahim Kassiri de l’Ouganda, et de Karmo Mustapha Sani de la Gambie, tandis que le prix d’encouragement a été décerné à la candidate Alaa Saleh Mohamed Hassan, du Soudan.
S’exprimant à cette occasion, le secrétaire général de la Fondation Mohammed VI des ouléma africains, Mohamed Rifki, a souligné que les résultats de cette finale continentale témoignent des efforts déployés par les ouléma africains au service de la noble tradition prophétique.
De son côté, le secrétaire général du Conseil islamique du Soudan du Sud et membre du jury, Abdallah Burj Rual, a indiqué que la compétition ne s’est pas limitée à la mémorisation des textes du Hadith, mais a fait de la Sunna un parcours éducatif continu, visant à inculquer aux jeunes les valeurs de foi, de vertu ainsi que les principes de justice et de paix.
Pour sa part, le coordinateur général du concours, Abdelhamid Alami, a relevé que les critères d’évaluation retenus par le jury reposaient sur deux systèmes complémentaires dont le premier, normatif, est fondé sur une grille de notation sur 20 points, alors que le second est un système appréciatif, prenant en considération la précision de la mémorisation, la qualité de la récitation, la fluidité, les hésitations, les erreurs de prononciation, ainsi que les omissions lors de la restitution des textes.
(Avec MAP)











