Le Maroc et le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, mardi 30 septembre à Casablanca, un accord de financement de 270 millions d’euros en faveur du Programme d’extension et de modernisation des infrastructures aéroportuaires (PEMIA).
Cet accord a été signé par le responsable du bureau pays du groupe de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim, et le directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA), Adel El Fakir, indique le groupe de la BAD dans un communiqué
«À travers le prêt d’un montant de 270 millions d’euros accordé à l’ONDA, la BAD accompagne l’ambition du Royaume du Maroc de moderniser et d’accroître ses capacités aéroportuaires, notamment dans des pôles stratégiques tels que Marrakech, Agadir, Fès et Tanger. La Banque apporte aussi sa contribution aux efforts du Maroc dans sa préparation aux grandes échéances internationales», a souligné M. Ould Tah, cité par la même source.
Cette opération s’inscrit également dans la dynamique continentale que la banque porte avec détermination à travers le Programme intégré de transformation de l’aviation en Afrique (IATP), a-t-il précisé, notant que ce programme vise à accompagner les États africains dans la modernisation, le financement et l’intégration de leurs systèmes de transport aérien, afin de bâtir un secteur plus sûr, plus compétitif, plus durable et mieux connecté.
Accroître les capacités opérationnelles des aéroports
Le PEMIA vise à renforcer durablement la compétitivité du transport aérien marocain à travers la modernisation et l’extension des principales plateformes aéroportuaires du pays. Le programme permettra d’accroître les capacités opérationnelles des aéroports grâce à la mise à niveau des infrastructures, à l’extension des systèmes de navigation aérienne ainsi qu’au renforcement des dispositifs de sûreté et de sécurité.
Ces investissements permettront notamment de doter les aéroports d’équipements de sûreté de dernière génération, de systèmes automatisés de traitement des bagages ainsi que de solutions numériques destinées à fluidifier le parcours des voyageurs et à améliorer leur expérience.
À l’horizon 2030, le programme portera les capacités d’accueil à 14 millions de passagers à Marrakech, cinq millions à Agadir, 3,6 millions à Tanger et trois millions à Fès.
Renforcer la sécurité des opérations aéroportuaires
Au-delà de la modernisation des infrastructures, le programme devrait générer d’importantes retombées économiques et sociales.
À court terme, il contribuera à renforcer la sécurité des opérations aéroportuaires et à créer plusieurs milliers d’emplois, notamment en faveur des jeunes et des femmes.
À moyen terme, il favorisera le développement du tourisme, du commerce et des activités logistiques, tout en stimulant les investissements publics et privés associés au secteur du transport aérien.











