Les travaux du Sommet mondial de l’intelligence artificielle (IA) ont été inaugurés jeudi à New Delhi, avec la participation du Maroc. Il s’agit d’une plateforme internationale de réflexion et d’échange sur l’avenir de l’IA, avec l’ambition d’intégrer davantage les préoccupations des pays du Sud.
Le Maroc est représenté à cet événement par une délégation conduite par la ministre déléguée auprès du chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.
Cette participation s’inscrit dans la dynamique d’ouverture et de coopération internationale du Maroc en faveur du renforcement de la coopération Sud-Sud et du partage d’expertises, notamment dans les domaines de l’innovation et des technologies numériques au service d’un développement inclusif et durable.
Développement d’une IA centrée sur l’humain
Organisé autour du thème « Bien-être pour tous, Bonheur pour tous », ce sommet se veut une plateforme internationale de réflexion et d’échange sur l’avenir de l’IA et les enjeux liés à sa gouvernance, avec l’ambition d’intégrer davantage les priorités et les préoccupations des pays du Sud.
Selon le gouvernement indien, l' »AI Impact Summit » a pour objectif de faire évoluer les discussions « du stade du dialogue à celui d’un impact concret », en favorisant un développement de l’IA au service d’une croissance inclusive, durable et centrée sur l’humain.
Le sommet connaît la participation de plus de 100 représentants gouvernementaux, dont plus de 20 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que quelque 60 ministres et vice-ministres, en plus du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, de 500 leaders mondiaux de l’IA, d’universitaires et de chercheurs.
L’IA, un levier d’inclusion et d’autonomisation des pays du Sud
Dans une allocution de circonstance, le Premier ministre indien a estimé que l’IA constitue une transformation d’une ampleur comparable aux grands tournants de l’histoire de l’humanité, soulignant que l’objectif central du sommet est de définir les moyens de faire de cette technologie « un outil centré sur l’humain et non sur la machine, fondé sur des principes éthiques et responsables ».
Il a également insisté sur la nécessité de démocratiser l’IA afin qu’elle devienne un levier d’inclusion et d’autonomisation, notamment pour les pays du Sud, appelant à une mobilisation collective pour mettre cette technologie au service du bien commun mondial.
Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a affirmé que l’IA aidera l’humanité à « investir plus vite (…) dans la santé, l’énergie, la mobilité, l’agriculture, les services publics et le bien commun de tous ».
Renforcer les compétences et les investissements
De son côté, M. Guterres a mis en avant la nécessité de renforcer les compétences, les capacités en matière de données, l’accès à une puissance de calcul abordable et la mise en place d’écosystèmes inclusifs, mettant en garde que, faute d’investissements suffisants, de nombreux pays risquent d’être « exclus » de l’ère de l’IA.
« L’IA doit appartenir à tous », a-t-il déclaré, tout en soulignant les efforts engagés par les Nations unies pour encadrer le développement de l’IA, notamment la création d’un Panel scientifique international indépendant en la matière lors de la dernière Assemblée générale.
Outre la session inaugurale, Mme Seghrouchni a assisté aux différentes sessions de la conférence et suivi les présentations et échanges portant sur les tendances mondiales en matière d’IA. Elle a également procédé à des échanges avec plusieurs responsables et experts internationaux autour des opportunités de coopération dans le domaine de l’innovation numérique.
(Avec MAP)











