Du 23 au 25 septembre, plus de 600 étudiants du parcours cybersécurité de l’EMSI seront plongés simultanément dans une crise cyber depuis Casablanca, Rabat, Marrakech et Tanger.
Répartis en 19 cellules, ces étudiants devront, pendant trois jours, analyser une situation évolutive, prendre des décisions sous pression et en assumer les conséquences.
Conçu avec Cybersup, école parisienne spécialisée dans les métiers de la cybersécurité, cet exercice rapproche les apprentissages académiques des réalités opérationnelles de la gestion de crise.
Le scénario restera volontairement confidentiel jusqu’au premier signalement, mercredi matin. À partir de cet instant, les 19 cellules recevront simultanément les mêmes événements. La suite de la crise évoluera ensuite en fonction des décisions prises par chacune d’elles.
Gérer la communication de crise
Les étudiants devront analyser des informations parfois incomplètes, hiérarchiser les priorités, mener leurs investigations, préserver l’activité, coordonner leurs actions et gérer la communication de crise.
L’enjeu ne sera pas uniquement technique: les participants devront décider alors qu’ils ne disposent pas encore de toutes les informations et mesurer les conséquences de leurs choix à mesure que la crise évolue.
«Former un ingénieur, c’est aussi lui apprendre à décider lorsqu’il n’a pas toutes les réponses. C’est cette exigence que nous voulons faire vivre à 665 étudiants, simultanément dans quatre villes», souligne Pr. Mohammed El Rhabi, directeur général du groupe EMSI
Pendant les trois jours, les enseignants de l’EMSI assureront l’encadrement pédagogique des cellules. À leurs côtés, Cybersup mobilisera six experts internationaux en cybersécurité, qui apporteront leur expérience de la gestion d’incidents et leurs méthodes issues du terrain.
Transformer les compétences en décisions
Cette complémentarité permettra aux étudiants d’appréhender la crise cyber dans toutes ses dimensions technique, organisationnelle et humaine en les confrontant à des situations où il faudra analyser, décider, coordonner et communiquer sous pression.
Le vendredi, chaque cellule présentera son analyse et justifiera ses choix devant un jury réunissant enseignants de l’EMSI et professionnels. Une grille commune sera appliquée dans les quatre villes.











