L’Institut du monde arabe (IMA) a dévoilé, mercredi soir, les noms des lauréats de ses Prix du design 2026, dont l’architecte marocaine Salima Naji primée dans la catégorie «Grand prix».
L’architecte marocaine était finaliste du concours mettant en lumière l’excellence de la création contemporaine dans le monde arabe, avec le Centre d’interprétation du patrimoine de Tiznit, un projet réalisé en terre crue au sein des remparts historiques de la ville, illustrant son engagement de longue date en faveur de la sauvegarde et de la valorisation du patrimoine architectural marocain.
Pour Salima Naji, le projet primé est une source de fierté car «il a su réunir toutes sortes de façons de construire et de travailler les matériaux (bois, tataoui, pierre, terre), ce qui est extraordinaire, parce que c’est aussi une sorte de fragments d’architecture et de création, réunis en un seul lieu, qui rend hommage aux artisans.»
«Ce projet réactive les matériaux locaux et les techniques ancestrales à travers une architecture contemporaine. À un moment où l’architecture cherche souvent l’innovation à travers la nouveauté, le projet nous rappelle que l’innovation peut aussi venir d’une compréhension de ce qui est déjà là, en lui donnant un avenir», a expliqué, pour sa part, le jury.
Installée à Tiznit depuis 2008, Salima Naji avait fait ses études d’architecture à Paris. Elle y a également décroché un doctorat en anthropologie sociale avant de suivre une formation de troisième cycle en esthétique, arts et technologies de l’image, puis en philosophie de l’art.
Au total, 26 projets ont été finalistes lors de cette quatrième édition du prix du design de l’IMA.
Réunissant un jury prestigieux, présidé pour sa quatrième édition par l’architecte égyptienne Shahira Fahmy, le concours distingue les designers du monde arabe dans les catégories «Talent émergent», «Artisanat contemporain», «Prix de l’Impact», «Prix du jury», «Prix du public», en plus du «Grand Prix».
Les projets finalistes, dont ceux portés par quatre autres créateurs marocains, font l’objet d’une exposition ouverte au public qui se poursuit jusqu’au 20 septembre au siège de l’IMA à Paris.
(Avec MAP)










