La ville d’Essaouira s’apprête à redevenir, du 25 au 27 juin, le carrefour mondial des musiques et des cultures à l’occasion de la 27e édition du Festival Gnaoua et musiques du monde.
Lors de cette édition, le Festival réuni des artistes issus du jazz, du gospel, des musiques africaines et des scènes contemporaines. L’événement s’ouvrira par une création portée par Mehdi Nassouli, au croisement de deux patrimoines inscrits à l’Unesco: l’art gnaoua et la danse Intore, incarnée par la troupe rwandaise i Buhoro, annonce un communiqué.
Deux voix féminines d’exception, la Marocaine Sara Moullablad et la chanteuse indienne ganavya, en sont le cœur battant, aux côtés du musicien français Sylvain Barou.
Cette ouverture s’inscrit dans une série de rencontres consacrées aux patrimoines africains inscrits à l’Unesco, après la Côte d’Ivoire en 2024 et le Sénégal en 2025, avec cette année le Rwanda à l’honneur.
Une résidence artistique
Véritable laboratoire, la résidence artistique réunit musiciens gnaoua et artistes internationaux autour d’un temps de recherche commun, fait d’exploration, d’ajustements et de construction d’un langage partagé.
Cette année, une création d’exception est portée par Mâalem Hassan Boussou, aux côtés de Alexandre Herichon, Mohamed Derouich, Jacques Schwarz-Bart, Cheikh Ndoye, Karim Ziad et Meryem Aassid. Une œuvre collective présentée pour la première fois à Essaouira, ajoute la même source.
La rencontre entre Mâalem Mohamed Montari et Badume’s Band & Selamnesh Zéméné fait dialoguer deux traditions africaines aux histoires distinctes mais aux résonances profondes. Entre rythmes gnaoua et mélodies éthiopiennes, cette création explore une mémoire partagée du continent, portée par l’écoute et la liberté d’interprétation.
Avec The Harlem Spirit of Gospel by Anthony Morgan et Mehdi Qamoum, deux traditions se répondent: mêmes racines, même souffle, même fonction: rassembler, transmettre, élever.
Carlinhos Brown retrouve Essaouira aux côtés de Mâalem Hamid El Kasri pour une création ancrée dans des héritages et des rythmes africains communs. Deux figures majeures, un langage universel, et une promesse: une rencontre physique, festive, sans filet.
Le grand bassiste Richard Bona et son groupe accueilleront la chanteuse marocaine Asma Lmnawar pour une collaboration très spéciale, dans le prolongement d’un dialogue artistique déjà engagé.











